Renaud Lavillenie a décroché la médaille d’or Olympique et succède à Jean Galfione et Pierre Quinon.
La tête dans les étoiles et les étoiles plein la tête : Lavillenie a vécu une soirée magique qui ressemblait à celle des Championnats d’Europe. Du suspens et des retournements de situation. Le Français a du s’employer pour atteindre le toit de l’Olympe, et devancer les deux allemands Bjorn Otto et Raphael Holzdeppe. Nettement favori le tricolore a passé sans forcer et au premier essai, des barres placées à 5,65 et 5,75. Puis a tremblé en voyant que ses deux principaux concurrents franchissaient 5,91 m et s’emparaient ainsi des deux premières places. Une seule chose à faire, l’impasse. Une impasse qui l’obligeait a utiliser ses deux derniers sauts pour la hauteur de 5m97. Dos au mur, Renaud Lavillenie n’a su trouver la faille sur le premier saut. Puis la dernière tentative avant de voir tout espoir de médaille en or s’envoler s’est révélée positive : le Bleu entre en piste…une piste aux étoiles. Il s’envole dans la nuit londonienne avec le bronze et redescend sur la piste olympique avec le titre. Otto et Holzdeppe n’ont su franchir cette hauteur. À 26 ans le clermontois s’offre une année qui l’a bardé de titres : champion du Monde en salle, champion d’Europe et champion Olympique. Lavillenie, le roi de la discipline.
Florian Gautier


