L’Espagne s’est imposée quatre à zéro face à l’Italie en finale du championnat d’Europe 2012. La Furia Roja réalise le triplé historique et détient désormais le record de buts marqués en finale d’une compétition internationale. C’est Espagnolesque !
Une démonstration a eu lieu hier soir en finale de l’Euro. Une rencontre menée de main de maître par une équipe intouchable. Les amoureux du football ont été servis : quatre buts et un triplé historique à la clé pour les Espagnols, qui remportent une Coupe du Monde et deux Championnats d’Europe. Placé sous le signe du collectif, cet Euro a offert un dénouement à la hauteur de son intitulé : deux formations respectant les codes de la complémentarité et du beau jeu se sont affrontées. Avantage à l’équipe de Del Bosque qui peut s’appuyer sur une ossature résolument espagnole. Et cet avantage s’est confirmé sur le plan de la maîtrise tactique et technique. Les Italiens de Prandelli n’ont pu se remettre de leurs efforts déployés dans les rencontres précédentes et ont assisté au rouleau compresseur du milieu de terrain adverse. Une première mi-temps dominée de la tête et des épaules par la Roja qui a enregistré une avance de deux buts à la pause. Un score fleuve en 45 minutes en finale d’une compétition majeure : l’Espagne n’a pas déjoué les pronostics et a marqué les esprits italiens bien trop essorés par l’enchaînement de leur quart et leur demi finale. L’Espagne maîtresse d’une rencontre, c’est un tableau bien surprenant au vue de son début d’Euro. Sans réel attaquant elle a su cacher son jeu. Un jeu qu’elle a déroulé en seconde période en infligeant un second deux-zéro par l’intermédiaire de Fernando Torres et de Juan Mata. Une Nazionale dépassée, et réduite à dix après la blessure de Thiago Motta. Les ingrédients étaient réunis pour que l’Espagne s’impose et entre dans l’histoire.
Saluons le parcours de l’Italie, qui sous la houlette de Cesare Prandelli a su reconquérir le jeu offensif.
Florian Gautier





