- Euro 2012 – 8 juin au 1er juillet 2012 en Pologne/Ukraine
L’épine dorsale
Chaque grande équipe possède un joueur capital par ligne or la sélection française ne déroge pas à cette règle puisque Hugo Lloris, Yann M’Vila et Karim Benzema sont les « indispensables » aux yeux de Laurent Blanc. Toutefois la récente blessure de Y.M’Vila conjuguée à celle de Blaise Matuidi contraint le sélectionneur à un non-choix puisqu’il ne reste qu’une seule solution à savoir Alou Diarra pour le premier match de l’EURO face à l’Angleterre. Quant aux deux indiscutables que sont H.Lloris et K.Benzema, leurs performances respectives parlent pour eux.
Les hommes en forme
Le bleu le plus irrésistible des matchs de préparation est sans doute le munichois Frank Ribery qui, en retrouvant l’amour du public français, a également retrouvé son meilleur niveau en sélection. L’homme marche à l’affectif or la crise de désamour suite à l’épisode Afrique du Sud avait jusque-là bridé ses matchs au point de le faire déjouer alors qu’il brillait en Allemagne. Ce retour en grâce augure donc de belles choses pour la phase finale d’autant que sa complicité avec Karim Benzema est tout simplement criante. En témoigne le but magnifique d’hier soir sur un « une deux » des deux hommes en pleine course enchainant 2 contrôles poitrine puis frappe pour l’un et remise en aile de pigeon pour l’autre.
Si Karim est indiscutable, il existe tout de même un débat concernant son association potentielle avec un autre homme en forme à savoir Olivier Giroud. La complémentarité entre les deux hommes est évidente sur le papier. La science du placement, la puissance du jeu en pivot dos aux buts et le jeu de tête au service de la technique pure, de la précision et de l’habileté des deux pieds peut constituer un binôme dévastateur à l’EURO. Toutefois Laurent Blanc n’a pas exclu la titularisation de Giroud aux dépens de Benzema si tant est que la confrontation proposée s’y prête.
Alors qu’au milieu Samir Nasri n’a pas encore convaincu, Yohan Cabaye quant à lui confirme son statut d’homme fort au poste de récupérateur relayeur. Il joue simple, il est précis, toujours bien placé et prend, à chaque sélection, ce supplément de confiance qui fait de lui un homme indispensable à l’équilibre du jeu français.
Les jokers de luxe
Le dernier arrivant au statut de joker est le surdoué Hatem Ben Arfa dont l’expatriation à Newcastle a fait le plus grand bien. En effet, un enfant terrible a quitté Marseille et c’est un homme qui nous revient d’Angleterre. Le gamin le plus talentueux de la génération 1987 s’est métamorphosé sous la direction d’Alan Pardew où il a connu le banc de touche mais aussi une grave blessure (double fracture suite à un attentat du boucher Nigel de Jong). Capable à lui seul de dribbler une demi-douzaine de défenseurs adverses, il fait désormais les efforts de replacement défensif.
Le second joker n’est autre que l’homme le plus rapide balle aux pieds à savoir Jeremy Menez, auteur d’une fin de saison impressionnante avec le Paris Saint Germain. Un profil d’attaquant latéral similaire à celui de Ben Arfa, aussi percutant dans les dribbles mais surtout diablement efficace pour déborder et donc débloquer, au besoin, un match fermé.
Indépendamment des deux stars que sont Benzema et Ribery, la France est donc loin d’être dépourvue de talent en attaque et au milieu de terrain. Toutefois il subsiste une zone d’ombre en défense centrale ou ni Mexes ni Rami ne se sont montrés rassurants.
Emmanuel Boisserie










