Roland Garros 2013
 
 

Le weekend de Pâques 2012 va être riche en émotions,  en challenges pour tous nos sportifs à deux et quatre pattes.  3 courses à disputer avec le même chien pour soulever ce trophée ! Le de Vrigny (45) le 7 avril ouvrira cette compétition unique suivi du 9ème canicross de Medun(près de Poissy)et se terminera par le 12ème Canicross d’Arques la Bataille le lundi 9 avril. Actusports a rencontré, Laurent Lambert, Michel Rousseau et Philippe Fournis organisateurs de ces trois courses et créateurs de ce nouveau trophée.

Actusports : Pouvez-vous vous présenter, vos clubs et vos courses respectives ?

Laurent Lambert : président du Canicross Val de Loire,je pratique le Canicross depuis 5 ans avec des bergers australiens : A’Nikita femelle de 7 ans et Gavotte femelle de 1 an qui débute. Après 4 ans de pratique de ce sport dans une autre fédération où j’ai organisé deux épreuves, j’ai fondé le Canicross Val de Loire en juin 2011 avec deux autres passionnés de la discipline rencontrés sur des épreuves, et nous nous sommes affiliés à la FSLC. A ce jour, nous sommes le seul club de Canicross et caniVTT  dans la région Centre. Nous avons à cœur de développer ce sport dans notre région. D’ailleurs, nous organisons une course comptant pour les d’Or. Nous profitons du cadre exceptionnel au cœur de  la forêt d’Orléans, la plus grande forêt domaniale de France pour faire connaitre notre sport et notre région.

Michel Rousseau : Le club OMAL de Medan a débuté réellement son activité en 2009, bien qu’organisateur depuis 10 ans d’un canicross annuel.  L’Office Medanais d’Animation et de Loisirs est avant tout une association du type comité des fêtes qui anime la commune, mais qui est affilié à la Fédération pour organiser des Canicross. Nous avons une dizaine de membres dans cette discipline, venant de plusieurs régions de France, par affinité ou opportunité.Il n’y a pas de contrainte particulière en ce qui concerne les entrainements que je programme de temps en temps. La course:  Le parcours campagnard et champêtre dont le départ et l’arrivée se situent au centre du village surprendra des concurrents venant de toute la France.Le tracé sinueux et souvent très étroit alterne zones boisée et pleins champs avec , à cette époque, des arbres fruitiers en floraison. Les chemins sont souvent défoncés par tracteurs et chevaux, ce qui par temps de pluie, avec un terrain plutôt collant, ne manque pas de piment.Les déclivités sont modestes (sauf départ et arrivée) et le parcours, identique pour coureurs et vélos ne présente pas de dangerosité particulière.Un paradoxe: peu de franciliens pratique le canicross et 90% des concurrents viennent des régions..

Philippe Fournis : Je pratique le canicross depuis l’an 2000, et je m’occupe de la section canicross PIRANHAS. Nous organisons des entrainements avec et sans nos chiens, des courses (ARQUES, BRACQUEMONT, ST MARGUERITE, et QUIBERVILLE) et gérons le challenge normand  MEILLEURAMI.COM qui comporte 8 épreuves ) .Le club compte à son actif plusieurs titres nationaux, des podiums européens, des coupes des chiens d’or . Cette année Théo DAFEUR, Johann PATIN, Marion BONENFANT chez les jeunes, et Angélique DAFEUR chez les adultes et moi-même occupons actuellement les premières places de cette coupe des chiens d’or. Nous organisons le canicross d’ARQUES LA BATAILLE pour la 12ième fois. La première édition a  eu lieu en 2001 avec une petite trentaine de participants. Depuis nous avons accueilli jusqu’à 180 duos, venant parfois de toute la France, de Belgique, d’Angleterre, de Suisse et même de Tchéquie. L’épreuve s’appelle «  à l’assaut du château d’ARQUES », les concurrents effectuant le tour des remparts après une spectaculaire montée, le tour d’un étang et la traversée d’un gué.2 records à battre : 8 victoires pour Anne BAZOT chez les femmes et 10 pour Philippe FOURNIS chez les hommes.Pour beaucoup, ARQUES a été le théâtre de leur premier pas en canicross, qui les ont parfois conduit jusqu’à des participations à des marathons. C’est aussi, et surtout un moment de convivialité entre le maître et son chien grâce à l’ensemble des épreuves : le canicross, le canimarche (ouvert à tous) le caniVTT,le canicross enfants, le canibaby, le relais et la démonstration d’attelage, le tout dans un cadre très nature.

Ac.: Organiser une telle course, un vrai défi ?

L.L. : Organiser une course est toujours un défi. Il faut trouver des partenaires, étudier un circuit où chacun y trouve du plaisir.  Cette année, le parcours de 6,5kms est assez roulant mais avec des parties techniques que chacun (néophytes et plus expérimentés) pourra apprécier. Et puis il y a la logistique à gérer afin d’accueillir au mieux les concurrents, j’ai d’ailleurs une équipe formidable sur qui je peux me reposer. J’en profite pour les remercier et en particulier Dominique une amie bénévole qui m’apporte une aide considérable chaque année. La satisfaction des participants est primordiale pour nous. C’est la troisième course que j’organise depuis 3 ans, mais la première sous les couleurs de la FSLC. Nous projetons d’organiser une deuxième épreuve à l’automne, mais le lieu n’est pas encore défini. Et celle-ci devrait servir de finale pour un challenge dans l’Ouest de la France que je suis en train de mettre en place avec cinq autres clubs. L’organisation d’une épreuve reste un défi, et même avec le stress que cela peut engendrer, je prend autant de plaisir à organiser qu’a participer.

M.R. : L’organisation est bien rodée depuis 10 ans, étayée par plus de 25 bénévoles sur le parcours et sur l’aire d’arrivée. Je bénéficie de l’aide amical et efficace de la municipalité qui soutient mon dossier auprès des administrations, me laisse les locaux à disposition, prête du matériel, installe  les barrières, et j’en passe. Les participants et leurs familles ne sont pas avares de coup de main quand les événements le nécessite.La soirée se clôture par un repas ou se mélangent coureurs et bénévoles.

 P.F. :C’était un défi en 2001, maintenant c’est surtout du travail pour essayer d’accueillir les participants dans les meilleures conditions possibles

Ac.: Qu’est ce qui vous motive dans une telle organisation, dans ce sport ?

L.L : Nous offrons à nos participants à 2 et 4 pattes le plaisir que nous ressentons dans les autres courses organisées pour nous. Les écouter raconter les exploits de leurs chiens, comparer les difficultés de tel ou tel passage, pinailler pour des secondes ou des mètres, les voir embrasser leur compagnon à l’arrivée et le couvrir de flatteries, voilà notre récompense et notre motivation.Ce qui reste le plus motivant dans une organisation, c’est la satisfaction des concurrents. Satisfaction au niveau du parcours, au niveau de l’accueil et au niveau des récompenses. La fidélité des participants qui reviennent chaque année en est la preuve. Comme je l’ai dit, organiser une course est un défi, mais j’adore les défis. Créer un club, organiser une course, inscrire celle-ci dans un trophée sont des défis que je suis heureux d’avoir réalisé. Il m’en reste encore à réaliser donc encore beaucoup de plaisir à prendre et à donner. Je prends également beaucoup de plaisir à courir avec mes chiennes. J’ai également toujours à cœur de retrouver des concurrents comme Benoit Delaplace, Yves Deborde ou Anne Bazot qui malgré nos niveaux sportifs différents ont toujours un discours d’encouragement.

M.R : Notre canicross est une excellente vitrine pour le village et participe à son animation: une centaine chiens trépignant et bruyants ne passent pas inaperçus. Monsieur le maire y est toujours présent et par le passé, conseiller général et député voisins sont  venus nous rendre visite. Les organisateurs ne sont pas très disponibles ce jour là pour la conversation avec les concurrents qu’il connait personnellement pour 70% d’entre eux.  On se retrouve le soir, après le coup de feu, pour ceux et celles qui dorment à Medan.

P.F : Le but c’est de permettre au chien et au coureur de se faire le plus plaisir possible, de promouvoir la discipline et, quoi de plus beau que de voir un ou une « Baby » de 4 ans mettre sa médaille autour du coup de son chien en l’embrassant ! C’est une des images que je retiens de toutes ces courses.  La joie de voir un enfant et son chien qui partagent une course, un podium, c’est un des plus beaux cadeaux que l’on a lorsque l’on est organisateur. Ce sont des instants forts !

Ac.: 1ère édition du Trophée de Pâques, pourquoi un tel challenge ?

L.L. : J’avais l’habitude d’organiser mon épreuve le 1er samedi d’avril avec mon ancien club. Cette année cela coïncidait avec le week-end de Pâques, et en tant que FSLC, je me suis dit pourquoi ne pas proposer à Michel et à Philippe un Trophée. Je peux ainsi profiter à la fois de la notoriété de leur course pour faire connaitre ce sport dans ma région, et également faire connaitre ma course et mon club mais également profiter de leur expérience d’organisateur. Ils ont tout de suite été emballés. Nous proposons ainsi  trois courses avec trois parcours très différents, des départs  et des distances différentes. Et tout ca sur un seul week-end dans trois régions magnifiques à un peu moins de 2h les unes des autres. Le Trophée apporte un enjeu supplémentaire à ceux qui avaient choisi de participer à nos épreuves. Le Trophée se joue au cumul des chronos, donc les concurrents en donnant le meilleur de leur équipage, devraient s’observer avant la dernière  « bataille » à Arques. Pour nous, il n’y pas d’organisation particulière ou supplémentaire par rapport à l’organisation d’une course. Nous utilisons le même outil informatique pour la gestion des résultats de chacune de nos courses, donc cela nous permettra de gérer les résultats du Trophée plus facilement. Le Trophée concerne les épreuves de CaniVTT, Canicross mais également les cani-enfant1 et cani-enfant2, nous voulons ainsi faire participer un maximum de catégorie.

M.R : Le Trophée de Pâques est à l’initiative (excellente) de Laurent qui va de surcroit,beaucoup, gérer les résultats. Je le remercie par avance  pour ce futur travail ! Medan et Arques se déroulent depuis plusieurs années les dimanche et lundi de Pâques, sans cumul de résultats.En ajoutant Vrigny le samedi l’offre devient irrésistible pour les canicrosseurs qui dans un seul WE peuvent s’offrir 3 courses complètement différentes, marquer un maximum de points pour les chiens d’or, roder leur chien sur des épreuves consécutives et cerise sur le gâteau, ajouter un nouveau podium à leur attelage !

P.F. : L’idée m’a séduit. Elle permettra de fidéliser des concurrents sur les 3 épreuves de VRIGNY, MEUDAN et ARQUES et de motiver des canicrosseurs(qui sont souvent des globes trotter) venus de loin pour ce weekend particulier, pour participer avec le même chien aux 3 épreuves . Les trois compétitions «  étant assez proches les unes des autres » c’est aussi un atout et un trophée à enjeux pour les sportifs tout en découvrant une course plus jeune à Vrigny.

Ac.: Qu’attendez-vous de ce premier Trophée de Pâques ?

L.L. : J’espère que ce Trophée aura le succès que nous attendons.  Au niveau du Canicross Val de Loire, nous souhaitons faire découvrir une nouvelle région aux athlètes de la FSLC, et promouvoir ce sport dans une région où ces disciplines sont méconnues. Au niveau de la fédération, nous proposons un enjeu supplémentaire pour les concurrents, ce qui est toujours intéressant. Je souhaite que ce Trophée soit un succès pour nos trois clubs et qu’il ait un bel avenir. J’espère qu’il servira de tremplin pour des projets futurs.

M.R. : Nous souhaitons battre des records de fréquentation sur nos trois courses ! Ce serait une grande satisfaction pour nous  en tant qu’organisateurs et  pour tous les bénévoles qui participent à ces événements.

P.F : Que ce soit un weekend festif pour l’ensemble des chiens, qui vont pouvoir « s’éclater » sur ces 3 jours, avec leurs maîtres : de beaux  moments en perspective !

Propos recueillis par Fanny Dessainjean

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