Avec Del Potro, du « Big Four » au « Big Five » ?

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janvier 27, 2012
billet football

Après une saison 2011 qui l’a vu faire son grand retour sur le circuit, l’argentin espère retrouver cette saison le niveau qui fut le sien en 2009, et il n’en est plus très loin. 

Même si son parcours à l’Open d’Australie s’est arrêté en quarts de finales, après avoir subit la loi de Roger Federer, Juan Martin Del Potro peut repartir satisfait d’Australie. Le n°11 mondial a semblé bien plus tranchant, percutant, que la saison passée. Avant sa défaite, il n’avait même lâché en route qu’un seul set, face au français Mannarino ( 2-6 6-1 7-5 6-4). Et avoir été éliminé par le suisse, quadruple vainqueur du tournoi, il y a plus humiliant comme porte de sortie. Car face à ce Federer là, difficile de lui en vouloir pour quoi que ce soit. Même si l’ancien n°1 mondial a semblé un cran au-dessus au cours du match, le lauréat de l’US Open 2009 a su lui opposer une belle résistance.

Mais pour l’instant, il ne semble pas encore être capable de dominer les tous meilleurs. L’an dernier, sur ses sept matchs disputés respectivement face à Federer, Nadal et djokovic, il n’en remporta qu’un seul, face à Djokovic en Coupe Davis, sur abandon du serbe. Maigre bilan pour la « Tour de Tandil ». Cependant, à l’image de sa défaite face à Rafael Nadal en finale de la Coupe Davis, il se montra parfois brillant. Ne lui manque qu’a retrouver une certaine constance, une régularité, qui lui font encore défaut. Une victoire face à l’un des cadors du circuit pourrait également servir de déclic, et l’argentin devrait alors être capable de jouer à nouveau les premiers rôles.

En effet, lorsqu’il est à son meilleur niveau, Juan Martin Del Potro peut battre n’importe quel adversaire. Et mise à part peut-être sur gazon, où il n’a pas encore accompli de performances à la hauteur de son talent, il s’avère être dangereux sur toutes les surfaces. Notamment sur dur, où son puissant service et ses attaques dévastatrices font mouche. Lors de son sacre à l’US Open en 2009, il fut le premier joueur a éliminé successivement Nadal, après l’avoir écrasé en trois sets secs (6-2 6-2 6-2), puis Federer en finale ( 3-6 7-6 3-6 7-6 6-2). Depuis Roland Garros 2005, il est même le détenteur de l’unique grand chelem à avoir échappé au trio Federer-Nadal-Djokovic. Un luxe auquel même Murray, pourtant membre du fameux « Big Four », ne peut prétendre. Et c’est bien le principale atout que possède le n°11 mondial sur les autres outsiders, c’est qu’il a déjà prouvé sa faculté à briller lors des grands rendez-vous. L’argentin peut assurément faire mieux que bousculer les tous meilleurs, il a tout ce qu’il faut pour en devenir un.

Paul Robin

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