En dehors du terrain : les gagnants et les perdants de la Coupe du Monde de Rugby 2015

Posté par
septembre 23, 2015
billet football

On le sait : les marchés boursiers sont volatils. Ils fluctuent selon l’offre et la demande des valeurs. On ne s’improvise pas boursier. C’est un travail de fond important. Pour s’assurer un certain profit et ainsi éviter les mauvaises surprises, il faut analyser de manière méticuleuse les marchés. Il faut savoir prendre en compte différentes variables comme les situations économiques de telles ou telles sociétés cotées en bourse, les évènements politiques internationaux tout comme les rendez-vous populaires majeurs. Les compétitions sportives de grande ampleur comme les Jeux Olympiques ou les Coupes du Monde, ont également un rôle à jouer dans ses marchés boursiers.

Une ville ou pays organisateur d’un évènement sportif important mise sur la visibilité mondiale qu’un tel évènement promet. Ainsi la ville ou le pays organisateur espère récupérer une grande partie des investissements en infrastructure. Dans la réalité, si l’exposition médiatique et le sport attirent les touristes, cela ne dure pas sur le long terme. Une fois la compétition terminée, la vie reprend son cours et bien souvent, les investissements ne sont pas remboursés en totalité, loin de là. On se souvient de la crise grecque après avoir reçu les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004 ou encore plus récemment, du Brésil avec la Coupe du Monde 2014 qui n’a pu relancer l’économie du pays. L’intérêt réside cependant dans la valeur de la devise du pays organisateur. Il faut donc garder un œil constant sur les marchés et consulter les taux du Forex régulièrement pendant la compétition.

Mais si l’intérêt économique d’une compétition sportive mondiale est relatif, il n’est pas moins diplomatique et politique. Ainsi, on se rappelle de l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby en Afrique du Sud postapartheid de 1995.

Les grands gagnants de tels évènements restent cependant les sponsors. Cela n’échappe à personne, lors d’une compétition comme la Coupe du Monde de Football par exemple, les sponsors font tout leur possible pour tirer leur épingle du jeu. Il faut être présent partout et s’imprimer dans l’inconscient collectif. Dans tous les cas, le sponsor aura vu sa visibilité et sa notoriété grandir pendant une compétition, même si l’équipe supportée n’atteint pas la finale. Ainsi, les actions Coca-Cola ont gonflé pendant la Coupe du Monde de Football 2014. Pour la Coupe du Monde de Rugby 2015, les marques Heineken, Société Générale et DHL vont tenter le même pari. Seront-ils à la hauteur ?

Sponsoriser une équipe est également un levier important pour une marque. Il faut suivre les classements en prévision des compétitions et savoir évaluer la popularité de chaque équipe. Pour ce Mondiale de Rugby, par exemple, le XV de France est loin de faire partie des favoris. Avec une cote à 16,88, c’est le moins qu’on puisse dire. Les All Blacks de Nouvelle-Zélande et l’équipe d’Angleterre sont cependant en bonne position dans les pronostics avec une cote respective annoncée à 2,17 et 4,5. Dans ce genre de compétition, il ne faut pas oublier l’effet de surprise et miser sur la France pourrait rapporter gros au sponsor si l’équipe remportait la finale.

S’il est quasi impossible de prédire les tendances des marchés boursiers, l’impact d’un évènement sportif peut cependant s’identifier clairement dans l’évolution ou non d’une marque ou de l’économie d’un pays. Reste à savoir qui gagnera la Coupe du Monde de Rugby 2015, tant sur le terrain, qu’en dehors.


Réaction(s)

commentaires

Continuez la lecture